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Le chiot dans tous ses états

Avant d'adopter un chiot (tout comme un chaton ou tout autre animal) posez-vous les bonnes questions :

  • Ai-je le temps de m'en occuper ?

  • Que vais-je faire de lui lorsque je partirai en vacances ?

  • Quel budget vais-je lui consacrer en sachant qu'il faut le nourrir, le soigner, le vacciner, le faire stériliser et l'identifier.

  • Suis-je capable de l'assumer toute sa vie ?


 Accueillir un chiot

Le chiot ne doit surtout pas être séparé de sa mère avant 8 semaines car c'est elle qui va lui donner les codes canins nécessaires à son développement comportemental et émotionnel.

Lorsque vous adoptez un chiot, prenez conscience que ce petit être va subitement quitter son univers et devoir s'adapter à un autre dont il ignore tout. Quand vous irez le chercher, prenez un linge afin de l'imbiber de l'odeur de sa mère et de sa fratrie, vous le lui mettrez ensuite dans son panier afin de le rassurer. Il aura besoin de réconfort et que vous lui donniez des repères afin qu'il puisse prendre sa place dans votre famille.

Il n'est pas recommandé de l'autoriser à monter sur les fauteuils ou votre lit. Il doit avoir son panier. Il doit manger après vous et en tous les cas, vous ne devez pas lui permettre de quémander à votre table. De cette manière, vous instaurez une hiérarchie et fixez des règles claires pour lui. Il n'en sera pas malheureux et vous éviterez ainsi les caprices ou qu'il manifeste de l'agressivité.

Gardez à l'esprit que les règles doivent être claires. Commencez à l'éduquer le plus tôt possible. Au fur et à mesure qu'il grandira, certains rappels seront, néanmoins, nécessaires.

Faites-lui comprendre immédiatement ce qui est interdit et ce qui ne l'est pas. Pensez aussi à sa sécurité. Par exemple, ne laissez pas à sa portée des fils électriques, plantes nocives, eau contenant un produit toxique, etc..

Le chiot (comme le chaton) comprendra très vite la signification du "non !" qui sera prononcé d'une voix grave et avec assurance. Répétez si besoin est en l'attrapant par la peau du cou et en le maintenant ainsi quelques secondes. Ensuite, désintéressez-vous de lui. Inutile de hurler ou faire de longs discours. Certains chiots seront plus difficiles que d'autres à éduquer mais ne vous découragez pas et au besoin, demandez conseil à votre vétérinaire.

Si votre chiot fait une bêtise, il faut qu'il sache pourquoi vous le grondez. Dans le cas contraire, il risque d'avoir peur de vous sans raison.

N'oubliez pas de le récompenser lorsqu'il le mérite. Ainsi, il comprendra d'autant plus facilement votre mécontentement lorsqu'il aura mal agit.

Vous pouvez aisément communiquer avec votre animal. Regards, attitudes, signes, odeurs, sons  sont autant de codes qui peuvent être interprétés et compris.

Restez en contact avec lui, également par le toucher. Il sera ainsi moins craintif lorsqu'il devra recevoir des soins curatifs ou d'entretien.

Apprenez-lui la propreté, en le félicitant lorsqu'il aura fait ses besoins à l'extérieur. Sortez-le le plus souvent possible, au réveil et après chaque repas. Il aura du mal à se contenir plus de 2 heures. Ses sphincters ne fonctionneront complètement qu'à partir de quatre mois, il est donc normal qu'il ne tienne pas toute une nuit.
Soyez vigilant, quand vous sortez votre chiot en ville s'il n'est pas encore vacciné (il peut l'être à partir de 7-8 semaines) car il est vulnérable. Il est pourtant indispensable qu'il connaisse le monde extérieur afin de se sociabiliser.  Il faudra donc éviter  de le laisser renifler ou lécher les déjections de ses congénères.

Habituez-le progressivement aux bruits (voitures, aspirateurs, ...). Vous pouvez même le faire via un CD où sont enregistrés des sons, en augmentant graduellement l'intensité. S'il a peur de l'orage ou, au moment des fêtes, des pétards, restez calme et parlez-lui doucement mais n'essayez pas trop de le rassurer, vous ne feriez qu'augmenter son stress. Ne vous fâchez pas non plus en trouvant cela ridicule car vous savez de quoi il s'agit, lui pas. Proposez-lui un jeu ou une friandise et prenez patience.

Sociabilisez-le en le laissant en liberté en compagnie de ses congénères. En ville, promenez-le en laisse. Accordez-vous du temps afin de ne pas le stresser.

Habituez très tôt le chiot à rester seul. Profitez de vos congés pour cela. Commencez par de petites absences d'une demi-heure. Afin de faciliter la séparation, ignorez-le quelques instants avant de sortir et vous ferez de même lorsque vous rentrerez.

Rester seul, toute une journée sans distraction, ce n'est pas une vie de chien. Aussi, avant d'en adopter un, demandez-vous si vous avez vraiment le temps et l'envie de vous occuper de lui de manière responsable et bienveillante.  Négliger l'animal aura forcément un impact sur lui.

Si vous pensez que votre chiot doit rester au dehors pendant votre absence, offrez-lui une niche où il pourra s'abriter et se coucher sans contact direct avec le sol. Veillez à ce qu'il ait de l'eau propre à sa portée ainsi que quelques jouets qui pourront l'occuper.

Adopter un animal c'est vouloir partager de bons moments avec lui et non le laisser dans un coin et vous en occuper seulement lorsque cela vous arrange.

Soyez attentif si votre chiot aboie ou hurle en votre absence. Pensez aux voisins ! Cherchez-en la cause et tentez d'y remédier. Cela peut traduire une anxiété. Peut-être est-il surprotégé et/ou pas assez sociabilisé. Pensez en tous les cas, à le familiariser au monde extérieur, les autres animaux, les enfants et aux bruits divers. Il sera ainsi plus équilibré et moins tenté de se manifester par des aboiements.

Donnez-lui une alimentation adaptée à son âge et évitez autant que possible les friandises.

Ne le laissez pas vous mordiller. Donnez-lui un jouet prévu à cet effet mais évitez tout objet qui pourrait le blesser.

Si vous avez un chiot hyperactif, il faudra veiller à renforcer son autocontrôle par quelques exercices spécifiques. Si besoin est, le vétérinaire peut vous aider dans cette démarche.

Ayez toujours à l'esprit qu'un chiot (ou un chaton) n'est en aucun cas un jouet pour les enfants. Ceux-ci doivent le manipuler avec douceur, respecter son sommeil et ne pas le déranger au moment des repas.

L'animal ne doit pas être un souffre-douleur !

Vous êtes responsable du petit être que vous allez accueillir chez vous.

Les troubles du comportement, les plus courants que l'on rencontre chez le chiot ou le chien adulte sont le résultat d'un déséquilibre de la hiérarchie au sein de la famille et une incapacité de votre part à comprendre ses codes ou à communiquer avec lui.

Pour qu'il puisse avoir confiance en vous, soyez bon avec votre chiot, adoptez un comportement calme et tentez de vous faire comprendre avec patience, fermeté mais sans brutalité.

Savoir donner une bonne éducation repose souvent sur l'observation et le bon sens. Et dans le doute, demandez conseil à votre vétérinaire.





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